Michel Preud’homme: stop ou encore comme T1 au Standard? Décision avant le 13 juin!

Quel visage le Standard présentera-t-il d’ici quelques semaines, le 13 juin prochain, à l’heure de la reprise de la campagne de préparation qui verra, comme traditionnellement, les joueurs de l’effectif professionnel passer sur deux jours de temps leurs tests physiques ? Cette question en appelle une autre : Michel Preud’homme entamera-t-il, à ce moment-là, une troisième saison consécutive en qualité d’entraîneur principal de l’équipe liégeoise ? Bien malin qui pourrait, aujourd’hui, répondre avec certitude à cette interrogation.

Son contrat de coach court jusqu’en juin 2021

Dans son chef, rien, dans l’absolu, n’a véritablement changé. Dès son retour au Standard, officialisé en mai 2018 sur base d’un contrat de quatre ans, dont trois comme coach principal, le technicien liégeois avait toujours soutenu, et le discours n’a jamais changé depuis, qu’il assumerait cette fonction de T1 pendant deux ans avant de réfléchir à la suite et donc d’envisager, ou non, de passer douze mois supplémentaires sur le banc principautaire. On en est exactement là.

Aujourd’hui, MPH réfléchit très clairement à la situation et n’a pas encore tranché dans le vif. Mieux, il se donne encore quelques jours, jusqu’au 13 juin, pour faire connaître sa décision définitive, sachant qu’il sera de retour à Liège le 12 juin et qu’il a convoqué tout son staff technique pour une réunion de travail programmée le lendemain et destinée à jeter avec ses adjoints, Mbaye Leye et Eric Deflandre, les bases de la campagne de préparation.

Michel Preud’homme réfléchit donc et va passer les prochains jours à peser le pour et le contre. En sachant, notamment, que confronté à une trésorerie qui l’a contraint à jouer les prolongations dans le dossier de la licence, le Standard pensera bien davantage, durant cet été, à vendre qu’à acheter, douze mois après avoir signé un mercato dantesque, qui avait fait augmenter d’importance la masse salariale (34,5 millions) et grevé les finances du club. En clair, MPH, habitué aux succès et dont l’ambition reste intacte, acceptera-t-il de diriger une équipe qui, par la force des choses, pourrait être moins compétitive que la précédente ?

Moins d’achats, plus de jeunes de l’académie

Lundi, dans une interview accordée à Standard TV, Bruno Venanzi a reconnu, sans aucune surprise, que les moyens financiers dédiés au recrutement allaient être bien moins importants qu’ils ne l’avaient été il y a douze mois. « L’année passée, on aurait pu réaliser des bénéfices importants grâce aux ventes cumulées de Marin et Djenepo pour près de 25 millions. Mais on a investi énormément, comme le Standard ne l’avait jamais fait, dans l’achat de joueurs, avec l’idée d’être compétitif et de se battre pour le top 3, ce qu’on a fait plus de 80 % de la saison. » Quant à l’avenir immédiat, le président du Standard le voit ainsi, parlant ouvertement d’un changement de politique : « Il n’y aura pas, cette saison, de montant d’achats aussi important, d’autant qu’on arrive à nouveau à sortir des jeunes de l’Académie, ce qui est vraiment le core business du Standard. Il y a eu Bodart et on va continuer dans cette voie en essayant d’amener des jeunes dans le noyau de l’équipe première. »

Michel Preud’homme, qui était revenu en bord de Meuse avec l’ambition de restructurer le Standard en s’inspirant de l’exemple de Bruges, qu’il était parvenu à ramener au sommet, acceptera-t-il de toujours coacher le Standard dans un contexte où il faudra réduire drastiquement la masse salariale pour s’éviter des problèmes insolubles, et donc laisser partir, en cas de bonne offre, les éléments les plus « bankable » de l’effectif ? Ou préférera-t-il se reconcentrer sur son poste de vice-président et de directeur sportif ? C’est à tout cela que MPH doit réfléchir.

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Author: LESOIR