Michel Preud’homme devrait rester au Standard, mais pas comme coach

Si la décision n’est toujours pas tombée, de manière officielle en tout cas, Michel Preud’homme devrait bel et bien quitter son poste d’entraîneur principal du Standard. C’est le scénario le plus plausible. Mais il ne devrait pas quitter pour autant les bords de Meuse, où il possède trois autres casquettes : administrateur, vice-président et directeur sportif.

Àdeux semaines du premier entraînement programmé sur le terrain, le lundi 15 juin, le Standard ne connaît pas encore, officiellement en tout cas, l’identité de son entraîneur principal. Michel Preud’homme, qui avait besoin d’un peu de temps pour réfléchir à la question et se positionner, a-t-il pris sa décision ? Plus que probablement. Celle-ci devrait être communiquée dans les tout prochains jours, avant la fin de la semaine, et donc en plein dans les délais imaginés par le principal intéressé, qui n’avait mis comme seule date butoir véritable que la reprise de la campagne de préparation estivale, programmée le 13 juin à l’occasion d’une journée dédiée aux tests physiques. On sera donc dans les temps.

Le scénario le plus plausible est celui qui se dessine depuis plusieurs jours déjà : Michel Preud’homme devrait annoncer qu’après deux années de présence sur le banc liégeois, le temps est venu pour lui, à 61 ans, de passer le témoin. Pour plusieurs raisons. Parce que le Standard, qui doit réaliser des économies (en termes de masse salariale notamment) pour éviter de se retrouver dans quelques mois en plus vilaine posture sur le plan financier, risque d’être moins ambitieux cette saison qu’il ne l’était il y a douze mois, lorsqu’il avait délié les cordons de la bourse pour offrir à MPH, à peu de chose près, l’effectif dont il rêvait. Mais aussi parce que rempiler pour une troisième saison exigerait du technicien principautaire une implication totale qui s’est peut-être étiolée au fil du temps, tant la façon dont il conçoit son métier et sa manière de fonctionner, à travers le souci du détail et un perfectionnisme maladif, sont énergivores. Tant aussi l’environnement médiatique a changé, Preud’homme ayant fait part à plusieurs reprises la saison dernière de son agacement, pour ne pas dire plus, après certaines analyses formulées par des consultants peu crédibles à ses yeux, parce que peu au fait du travail accompli par lui et son staff à longueur de semaines. « Nous, les coaches, on vit tout le temps avec les joueurs et on est occupé, jour et nuit, avec des analyses pour finalement être jugés par des gens qui arrivent avec leurs critiques, sans rien savoir », avait-il ainsi confié en février dernier, juste après la qualification du Standard pour les Playoffs 1.

Douze mois après Emilio Ferrera, coincé entre l’équipe première et l’Académie des jeunes à qui il fallait donner une nouvelle ligne de conduite sportive, Michel Preud’homme devrait donc, lui aussi, passer à autre chose. Et participer très activement à la désignation de son successeur, sachant que le reste du staff sportif, avec Mbaye Leye et Éric Deflandre en qualité d’adjoints, devrait rester en place. Si ce n’était pas le cas, la direction du Standard serait déjà sortie de sa réserve pour clarifier une situation toujours embarrassante et s’éviter un suspense qui n’arrange jamais rien ni personne.

Le débat tranché, il restera alors une question essentielle : s’il quitte comme prévu son poste de T1, MPH, qui à la base avait signé un contrat de quatre ans avec le Standard, dont trois comme entraîneur, demeurera-t-il en bord de Meuse ? C’est peut-être de… Twente que la réponse est tombée. Contacté au cours de ces derniers jours par la direction d’un club néerlandais qu’il a déjà servi lors de la saison 2010-2011 et où il n’a laissé que de bons souvenirs, pour lui proposer le poste d’entraîneur principal, Michel Preud’homme a décliné l’invitation, rétorquant qu’il n’était pas libre. Une réponse qui laisse sous-entendre que l’intéressé, qui n’a jamais du reste évoqué ouvertement son souhait de quitter les bords de Meuse pour relever d’autres défis, même si tout est toujours plus difficile à Liège que partout ailleurs, poursuivrait son travail à Sclessin. En tant qu’administrateur, de vice-président mais aussi de responsable sportif, les trois cordes qu’en plus de son job de T1, il possédait, et possède toujours, à son arc.

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Author: LESOIR

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