Standard – Beerschot reporté: le club anversois veut les trois points sur tapis vert

Standard – Beerschot n’a pu se jouer en raison d’un manque d’effectif policier. Le bourgmestre de Liège Willy Demeyer a pris un arrêté pour interdire la tenue du match. Le club anversois s’appuie sur le règlement fédéral pour faire valoir ses droits.

Pas de match ce mercredi soir à Sclessin.
Pas de match ce mercredi soir à Sclessin. – SPP

Les tensions entre la police et la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden au sujet de la revalorisation salariale auront eu raison du match entre le Standard et le Beerschot, prévu mercredi à 21 heures à Sclessin et reporté… quatre heures et demie avant son coup d’envoi, dans la foulée d’une assemblée générale de la police. En raison de l’impossibilité d’assurer l’encadrement policier pour cette rencontre classée à risque, malgré l’absence de supporters anversois, le bourgmestre de Liège Willy Demeyer, en concertation avec le Gouverneur de la Province de Liège Hervé Jamar, a décidé de prendre un arrêté pour interdire la tenue du match. Celui qui, vendredi au Pairay, opposera le RFC Seraing à Courtrai, est également menacé.

La position officielle du Standard

Si on peut aisément imaginer que le report du match arrange à l’arrivée pas mal de monde, tant le climat autour de cette rencontre s’annonçait tendu et électrique, sur fond de divorce consommé entre les Ultras, le PHK et la direction du Standard, le club liégeois a rapidement réagi sur son site internet. Pour signaler qu’il avait envisagé « toutes les alternatives possibles, allant jusqu’à l’acceptation d’organiser ce match à huis clos » en prenant à sa charge des services privés de sécurité supplémentaires. « Du fait, notamment, de l’impossibilité de réquisitionner un service minimum de policiers, les autorités administratives n’ont pas autorisé la tenue du match pour des raisons de sécurité », signale encore le Standard, ajoutant qu’il s’agit d’« un cas de force majeure » et qu’il n’a eu « d’autre possibilité que de se conformer à la décision ».

Les suspendus : trois au lieu de deux ?

Avertis dimanche à l’Antwerp pour la cinquième fois depuis l’ouverture du championnat, Selim Amallah et Nicolas Raskin étaient suspendus face au Beerschot. Le match n’ayant pu avoir lieu, ils le seront dimanche soir à Louvain. Un troisième joueur s’ajoutera à eux en la personne, plus que vraisemblablement, de Damjan Pavlovic. Exclu à Deurne, l’international espoir serbe a comparu mardi devant le Comité disciplinaire de l’Union belge, qui l’a sanctionné de trois matches effectifs de suspension, d’un autre avec sursis et de 3.500 euros d’amende. Ce que le Standard et son joueur ont contesté, ce qui signifie que Pavlovic se représentera ce vendredi devant le Comité disciplinaire, avec une décision attendue dans le courant de la journée. Dès l’instant où on voit mal Damjan Pavlovic s’en tirer sans le moindre match de suspension, il loupera le rendez-vous programmé deux jours plus tard à Louvain.

Le sportif : le retour de Bokadi espéré à Louvain

Luka Elsner était assuré, face au Beerschot, de ne pas pouvoir compter sur les services de Merveille Bokadi, dont il n’avait d’ailleurs pas couché le nom dans sa sélection. Par mesure de précaution essentiellement, l’international congolais ressentant toujours des douleurs au niveau du coup direct reçu sur la hanche à l’Antwerp à la suite d’un contact avec Balikwisha.

Après l’entraînement de mardi, l’espoir était grand, chez Elsner, de pouvoir récupérer Bokadi à Louvain. Ce devrait effectivement être le cas. Dans le même ordre d’idées, Gojko Cimirot devrait gagner quatre jours importants après avoir soigné une nouvelle blessure au mollet qui l’avait empêché d’effectuer le déplacement à Anvers.

Le huis clos partiel reporté au 26 décembre

Le 26 novembre, le Comité disciplinaire de l’Union belge avait condamné le Standard à un huis clos partiel, à savoir la fermeture complète de la Tribune 4 d’où avait été balancé, lors du match face à Louvain, le pétard qui avait éclaté aux oreilles du gardien Rafael Romo. La décision ne produisant ses effets que quinze jours après son prononcé, ce huis clos partiel s’appliquait à la rencontre de ce mercredi face au Beerschot. Celle-ci n’ayant pu se jouer, c’est donc le prochain rendez-vous à domicile, celui du 26 décembre face à Zulte Waregem, qui est concerné par la mesure. Dans la foulée, ce sont les premiers matches de l’année 2022 programmés à Sclessin qui sont menacés, étant entendu que le Parquet fédéral va requérir contre le Standard trois matches à huis clos, et un quatrième avec sursis, à la suite des incidents qui avaient émaillé le choc wallon face à Charleroi. Le dossier sera examiné le 22 décembre par le Comité disciplinaire de la fédération.

Un score de forfait réclamé par le Beerschot

Dans le règlement fédéral, l’article B7.37 stipule que les situations à assimiler à un forfait sont au nombre de quatre : l’absence à l’heure réglementaire, le nombre insuffisant de joueurs, quitter l’aire de jeu ou refuser de jouer et concernant le football professionnel le fait de ne pas jouer un match à la suite d’une interdiction d’une autorité locale. On est donc clairement dans ce cas de figure puisque c’est le bourgmestre de Liège, « autorité locale » par excellence, qui a signé l’arrêté interdisant le match. D’où un score de forfait par 0-3… Sauf qu’un autre document a été adressé juste après à la fédération, à savoir l’arrêté pris par le Gouverneur de la Province de Liège Hervé Jamar, qui représente quant à lui l’autorité supra locale. De la « supercherie », dit-on dans les rangs du Beerschot, qui fera donc valoir ses droits pour tenter d’empocher les trois points sur tapis vert. Ce sera à la fédération de trancher.

6Si le match est reporté, ce sera en 2022

Si le Beerschot est débouté, la rencontre devra être reportée. À quand ? Nils Van Brantegem, le manager du calendrier, fixera la date une fois que la fédération se sera prononcée sur le forfait, ou non, du Standard. Si report il y a, la rencontre se disputera dans une des deux fenêtres prévues pour les matches remis, à savoir le week-end des 18, 19 et 20 janvier 2022, ou celui des 8, 9 et 10 février si la décision fédérale est déjà prise. Ce qui n’est pas gagné d’avance tant on s’attend à un recours du Standard en cas de forfait, et du Beerschot dans le cas contraire. Le duel Standard – Beerschot pourrait alors être recasé un jour de Coupe d’Europe ou de Coupe de Belgique, si le Standard est à ce moment-là éliminé.

Author: LESOIR