Un barrage pour le 15e de D1A et des matches le lundi: c’est probable dès la saison prochaine

La Pro League tiendra cet après-midi son Assemblée Générale de fin d’année. Officiellement, il n’y sera pas question des droits TV ni du format de la compétition. Mais, officieusement, cela sera certainement évoqué, les événements étant amenés à se précipiter.

1. Droits TV : attribution le 24 janvier ?

Il n’est pas exclu que la Pro League révèle aujourd’hui le nombre de candidats (mais pas leur identité) à l’attribution des 11 lots concernant les diverses compétitions (D1A, D1B, Croky Cup, Supercoupe et D1 féminine) pour « quatre ou cinq années à venir ». Quant à l’attribution proprement dite, elle interviendra au plus tôt le 24 janvier, une AG extraordinaire étant envisagée à cette date. En précisant qu’un deuxième tour est toujours possible.

2. La TV de papa a vécu…

Les lots proposés par la Pro League sont tous définis comme des plateformes neutres. Ce qui signifie qu’ils ne sont pas nécessairement réservés à des opérateurs classiques. Autrement dit, VOO, Proximus, la RTBF, Eleven, RTL et Orange, tous candidats potentiels, pourraient être concurrencés par des sites internets auxquels on s’abonne sans devoir être lié à un opérateur, comme Netflix ou DAZN. Les GAFA pourraient également être intéressées par nos compétitions, tout comme des groupes étrangers du niveau de Mediapo (qui diffusera la Ligue 1 à partir de la saison prochaine) ou Fox (actif aux Pays-Bas). On dit aussi que les résumés (Studio Foot) ne passeront peut-être plus « à la TV » mais uniquement sur Internet. Toute cette nouvelle donne pourrait permettre d’atteindre enfin la barre des 100 millions annuels, au lieu des 80 actuels…

3. La solidarité confirmée ?

Plusieurs de nos grands clubs ont déjà agité la menace de négocier leurs droits individuellement alors que, jusqu’ici, la solidarité prévaut. Dans la plupart des autres pays, on s’accorde sur la clé de répartition des sommes en jeu avant de lancer l’appel d’offres. En Belgique, c’est le contraire. La situation est donc incertaine même si la Pro League, qui ne s’exprime pas sur le sujet, va tout faire pour préserver l’unité.

4. Pas de Beneliga ni de série à 20 clubs à l’horizon

On a beaucoup parlé ces derniers temps de la Beneliga, utopie dont rêve surtout le FC Bruges, et d’un championnat pro unique à 20 clubs. Mais, outre le fait qu’une majorité ne se dégage pas pour ces changements, la formule ayant été confirmée par vote en mai dernier et les droits TV étant sur le point d’être vendus pour quatre ou cinq ans, une modification radicale paraît impossible durant ce nouveau cycle. En revanche, certaines adaptations ne touchant pas à la structure générale peuvent toujours être votées, comme par exemple la révision de la division des points.

Il nous revient surtout que l’idée d’un barrage entre le 15e de D1A et le perdant de la finale de D1B (où l’équipe la mieux classée à l’exception du champion) est dans l’air. De quoi en finir avec notre formule unique, et inique, à un seul relégué, et ouvrir enfin un peu plus le sas entre les deux divisions professionnelles. Une mesure pouvant être d’application dès la saison prochaine ?

« Oui, c’est possible, car ce serait sans implication sur l’actuel championnat. Mais cela ne viendra éventuellement sur la table qu’après l’attribution des droits », précise Pierre François.

Ce sera certainement le cas, selon nos infos.

5. De nouveaux horaires en vue

Qui dit nouveau contrat TV dit horaires potentiellement modifiés. Il apparaît que la D1B devrait obtenir de ne plus jouer en concurrence avec la D1A, laquelle aura très probablement un match de chaque journée programmé le lundi soir, comme c’est le cas en Angleterre. De quoi revoir aussi l’horaire de La Tribune, à laquelle la RTBF resterait très attachée…

LESOIR

Author: Master

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